The Parasite and the sheep

It’s been 1 month now since we bought our flock and where they are at the moment they have more food than they could handle. But even with all of that food and a good diversity in their diet, they just dont get fat. So we took a sample of their droppings for worms.
The results: + 3000 eggs per gram of strongyles and +1000 eggs per gram of coccidia! This is a lot because more than 500 for the strongyles is considered a lot of worms! The coccidia is rather significant.

So why so many?

First we need to find the root cause of the probleme and understand the lifecycle of the parasite:

  1. Parasite-infested animal harbours adult worms…

2. The eggs produced by the female are deposited in pastures with fecal matter…

3. They develop into various larvae stages.

4. Animal is contaminated by absorbing L3 larvae.

5. The larvae make their way to the alimentary canal where they develop and produce a new generation of adult male or female parasites.

So when an animal eats there where there is a lot of dung for several days it gets more worms. That also means that there are always parasites present in the animals.

Before we started managing the sheep they where 3 months in a very damp barn for the winter and beginning of spring. When they started staying outside they always slept at the same place for at least 10 days. They also re-grazed areas where they grazed a few days before, so the parasites had time to develop in the grass and then got re-eaten. So there was a lot of risque to get parasites .
Another reason might be that there is an nutritional imbalance in our herd, so their immune system doesn’t function as it should.

The role of parasites

Everything in nature has a role to play, even parasites, viruses and diseases but we dont really know what role. We might think they are there to cull old and weak animals, and to reduce numbers. I think that the parasites dont really want their host to die, because without the host the parasites can’t existe.

I think that there is a symbiotic relationship between parasite and host but only when there is a mutual exchange and an balance in their population. In an interesting article I read that, it has been observed in goats and sheep that the highest levels of parasites correspond to periods of change: change in location (e.g. buildings to pasture in the spring); change in diet or use of food (e.g. lactation to maintenance diet). So this might indicate that internal parasites may play a role in helping animals get through periods of change and adaptation. So not so bad.

So do we need to fight parasites?

No, parasites are always present, we just need to rebalance the numbers and re-create the natural synergie between the sheep and the parasite. So to do that, we decided to use a natural dewormer : Garlic, Linseed oil, cloves and cinnamon. This will hopefully not kill the parasites but help to evacuate the excès. The next step will be to increase the immunity of our flock by rebalancing their mineral nutrition. We have to look for excesses and the lack of any minerals. This will be done by an analysis of their wool. Of course our pasture management si different as well. We give good rest periods for our pastures (depending on seasons) and we move quickly with herding and shifting our night parcs.

Our goal is to restore the beneficial relationship between parasite and sheep 😉🐑.


Le parasite et la brebis.

Cela fait maintenant 1 mois que nous avons acheté notre troupeau et là où ils sont en ce moment, ils ont plus de nourriture qu’ils ne peuvent en manger. Mais même avec toute cette nourriture et une bonne diversité dans leur alimentation, ils ne grossissent pas. Nous avons donc prélevé un échantillon de leurs crottes à la recherche de vers.
Les résultats : + 3000 œufs par gramme de strongles et +1000 œufs par gramme de coccidies ! C’est beaucoup car plus de 500 pour les strongles est considéré comme beaucoup de vers ! Les coccidies sont plutot bas.

Alors pourquoi tant de vers ?

Il faut d’abord trouver la cause du problème et comprendre le cycle de vie du parasite :

  1. L’animal infesté par le parasite héberge des vers adultes…
  1. Les oeufs produits par la femelle sont déposés dans les pâturages avec les matières fécales…
  2. Ils se développent en différents stades larvaires.
  3. L’animal est contaminé en absorbant les larves L3 .
  4. Les larves se dirigent vers le canal alimentaire où elles se développent et produisent une nouvelle génération de parasites adultes mâles ou femelles.

Donc, lorsqu’un animal mange dans un endroit où il y a beaucoup d’excréments pendant plusieurs jours, il attrape d’autres vers. Cela signifie également qu’il y a toujours des parasites présents dans les animaux.

Avant que nous ne commencions à gérer les moutons, ils passaient 3 mois dans une grange très humide pour l’hiver et le début du printemps. Quand ils ont commencé à rester dehors, ils dormaient toujours au même endroit pendant au moins 10 jours. Ils pâturaient également à nouveau les zones où ils avaient pâturé quelques jours avant, ce qui permettait aux parasites de se développer dans l’herbe et de se reproduire. Le risque d’attraper des parasites était donc élevé.
Une autre raison pourrait être qu’il y a un déséquilibre nutritionnel dans notre troupeau, donc leur système immunitaire ne fonctionne pas comme il le devrait.

Le rôle des parasites

Tout dans la nature a un rôle à jouer, même les parasites, les virus et les maladies, mais nous ne savons pas vraiment quel rôle. Nous pourrions penser qu’ils sont là pour éliminer les animaux vieux et faibles, et pour réduire les effectifs. Je pense que les parasites ne veulent pas vraiment que leur hôte meure, car sans lui, les parasites ne peuvent pas exister.

Je pense qu’il existe une relation symbiotique entre le parasite et l’hôte, mais seulement lorsqu’il y a un échange mutuel et un équilibre dans leur population. Dans un article intéressant, j’ai lu qu’il a été observé chez les chèvres et les moutons que les niveaux les plus élevés de parasites correspondent aux périodes de changement : changement de lieu (par exemple, des bâtiments aux pâturages au printemps) ; changement de régime alimentaire ou d’utilisation de la nourriture (par exemple, de la lactation au régime d’entretien). Cela pourrait donc indiquer que les parasites internes peuvent jouer un rôle en aidant les animaux à traverser les périodes de changement et d’adaptation. Ce n’est donc pas si mal.

Faut-il donc combattre les parasites ?

Non, les parasites sont toujours présents, nous devons simplement rééquilibrer les chiffres et recréer la synergie naturelle entre les brebis et les parasites. Pour cela, nous avons décidé d’utiliser un vermifuge naturel : ail, huile de lin, clous de girofle et cannelle. Nous espérons que cela ne tuera pas les parasites mais aidera à évacuer les excès. L’étape suivante sera d’augmenter l’immunité de notre troupeaux en rééquilibrant leur nutrition minérale. Nous devons rechercher les excès et les carences en minéraux. Ceci sera fait par une analyse de leur laine. Bien sûr, notre gestion des pâturages est également différente.Nous donnons de bonnes périodes de repos à nos pâturages (en fonction des saisons) et nous avançons rapidement avec les troupeaux et le déplacement de nos parcs de nuit.

Notre objectif est de rétablir la relation bénéfique entre le parasite et le mouton 😉🐑.

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